states.jpg.pngL’année 2011 en immobilier, l’équilibre entre deux tendances

L’année 2011 au niveau des statistiques MLS® a été marquée par deux dominantes soit une forte hausse des prix et une baisse des ventes. En effet on note une élévation du prix des unifamiliales de 7 % et une diminution des ventes de 9 %.  De plus, la région de Gatineau se démarque au niveau provincial avec la plus forte hausse du prix médian, et ce, autant pour l’unifamiliale que pour les plex. Ces deux composantes proposent un certain équilibre des données relevées au MLS® dans la RMR de Gatineau. 

Le contexte économique régional était tout de même opportun en 2011 considérant le taux de chômage qui s’est maintenu à 6,8 % et les taux d’intérêt qui sont demeurés presque au niveau le plus bas durant toute l’année.  Par contre, cela n’a pas permis d’encourager les acheteurs.  En ce qui concerne la diminution des ventes, celle-ci a atteint toutes les catégories de propriétés. Géographiquement, tous les secteurs ont été touchés par la baisse des ventes.  Gatineau a subi un recul de 13 %, la périphérie 9 %, Aylmer 4 %, Buckingham/Masson-Angers 4 % et Hull 8 %. Toutefois, on constate que lors du 4e trimestre 2011, les ventes ont augmenté de 13 % en comparaison du même trimestre en 2010 soit la plus forte hausse des six RMR de la province.

En ce qui concerne l’offre, on dénote un accroissement de 6 % en comparaison à 2010 avec en moyenne 1929 propriétés disponibles sur le marché. Malgré cette hausse, l’inventaire était relativement modeste en comparaison aux années précédentes. Par catégorie, l’unifamiliale compte une augmentation de 6 %, les plex de 21 %  et les copropriétés en baisse de 4 %. L’unifamiliale représente 80 % des ventes au MLS® en 2011 et est donc le facteur prédominant de cette hausse des inscriptions.

La RMR de Gatineau s’est démarquée au niveau provincial avec la plus forte croissance des prix.  En effet, on note une majoration de 7 % pour l’unifamiliale pour un prix médian de 222 900 $, de 11 % pour les plex pour un prix médian de 250 000 $ et 2 % pour la copropriété pour un prix médian de 156 700 $. 

En conclusion, 2011 favorisait toujours le vendeur considérant l’écoulement de l’inventaire qui dictait les conditions de resserrement du marché, conditions qui étaient les plus serrées parmi les six RMR de la province.  Également, la forte hausse du prix médian démarque la région malgré une baisse des ventes. Dans ce contexte, les courtiers immobiliers, membres de la Chambre immobilière de l’Outaouais se disent satisfaits des résultats obtenus en 2011.